1 mars 2007

True Fiction.


Aujourd'hui c'est jour de fête dans le cartier, tout le monde est déguisé. Cette fête n'a pas baigné mon enfance, là d'où je venais, il n'y avait pas de place ni de moyens pour ce genre d'extravagance sous le cagnard. Je suis sorti seul, insouciant. Après tout c'était un jour a sourire.

Je me mélange a la foule, je ris devant certains déguisement, il y a de la musique un peu trop forte. Je m'engage sur l'avenue Léopold en suivant les chars colorés, pour la première fois depuis un moment, je me permet un peu de folie. Je croise des amis, nous nous faisons la bise avant de nous séparer un moment. Le temps de me retourner, je sentis quelqu'un me frôler avant de m'écrouler sur le sol, face contre terre. La musique se déforme, mon dos me brûle et le long de mes hanches, je sens quelque chose couler. Qu'est-ce? Je ne peux pas me relever. Mon dieu, la douleur devient de plus en plus aiguë, et les gens autour de moi ne font que jeter des regards furtifs avant de prendre la fuite.

Je pense, je me met a penser a une tonne de chose. Cela faisait quatre ans que j'habitais dans le quartier. Quatre ans que j'habitais la Belgique. Inconsciemment je continuais a regarder les déguisements autour de moi, allongé sur le sol. La fatigue prit le pas et doucement mes yeux se fermèrent.

Monde sans pitié, je n'aurai pas pu y échapper. Je n'ai plus a penser a mes études maintenant, elles sont déjà loin, comme tout le reste d'ailleurs.

Je m'appelais Yannick, 17 ans, étudiant.
Je suis mort un jour de fête, un jour ou tout devait bien se passer.

"L'arme utilisée pour poignarder mortellement Yannick Amba-Bongelo, un jeune homme de 17 ans, mardi soir lors du carnaval de Binche, a été retrouvée mercredi après-midi. Le mobile du crime reste inconnu. Les auteurs sont toujours en fuite et n'ont pas été identifiés." source

Dors bien Yannick ...



Je ne m'avancerai sur rien concernant les fondements de se crime qui malheureusement n'est pas le premier d'une série en progression. Il semblerait que poignarder les gens soit devenu une forme de mode. J'ai un peu honte de mon pays lorsque je vois le nombre d'agressions mortelles depuis quelques mois. Je suppose qu'on y peut rien, si les gens deviennent fou. Quel plaisir peut on ressentir a poignarder quelqu'un dans le dos, dites moi?

Quel forme de satisfaction peut on ressentir en autant la vie a quelqu'un qui ne vous connaît peut être même pas?

J'aimerai comprendre pourquoi notre monde s'égare si loin.

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