3 mars 2007

Tout est une question de résignation.


Internée. Je préfèrerais, je crois. Interne seulement et c'est suffisant. Interne et j'me demande ce qu'il y a de pire. Coment dégouter les adolescents de la vie en société ? Vous en conviendrez allez en cours est rarement chose à réjouir les têtes blondes, mais ils s'y résignent, après tout, leur avenir en dépend. Cela dit, ils ne manquent jamais une occasion de dire à quel point ils haïssent ce 'lycée de merde' et tout ce qui va avec, ils se plaignent, mais ceux qu'ils plaignent le plus, ce sont les internes. Imaginez-vous vivre dans le lycée !
Certes, en tant qu'interne, et d'une certaine manière, ils gagnent en indépendance, loin de la maison familial, ils se sentent pousser des ailes. Ils font de nouvelles connaissances, plus ou moins intéressantes. Et surtout, ils ont un endroit pour travailler, le principal, l'internat ayant pour but de les faire travailler plus. Alors les internes, ils sont contents. Ou plutôt, censés l'être.
Evidemment, ils ne le sont pas parce que, bien entendu, même si l'internat paraît merveilleux, ça ne l'est pas. Bien sûr, ils sont loin du foyer et gagne en indépendance vis à vis de leurs parents, seulement, en réalité, ils ne font qu'échanger l'autorité parentale contre une sorte d'autorité scolaire souveraine contre laquelle ils ne peuvent pas se rebeller, ni même penser à négocier. Comme des robots, ils font inlassablement les mêmes choses aux mêmes heures ayant la chance d'avoir une sonnerie pour le leur rappeller en cas d'oubli. Cette sonnerie stridente et insupportable qui leur sert de réveille. Ils n'ont aucun moyen de s'isoler. Et, croyez-moi ou non, passer six jours sans un seul moment de solitude, c'est long. Ils doivent se supporter les uns les autres pour vivre sans trop de problèmes, pour vivre avec des gens qu'ils ne connaîssent pas et ne veulent pas forcément connaître, ils finissent par se renfermer et par croîser les visages anonyme de leurs voisins de chambres sans plus vraiment faire attention à leur présence, après avoir céssé de les détester.
Vous allez me dire qu'il leur reste le travail comme refuge. Eh bien non, et c'est là le pire. Il y a toujours des internes qui s'entendent bien et qui préfère déranger les autres que de les laisser travailler, alors ils s'ennuient, regrettent leurs choix, se plaignent, et se résignent..
Voilà comment on est amené à sécher une semaine de cours, à haïr les gens de son sexe et de son âge et finalement, on les ignore parce qu'on à l'habitude. En sachant cela, on comprends mieux pourquoi à une période nos parents nous menaçaient de la pension à la moindre bétise. L'avantage, c'est que maintenant, je sais que je ne recommencerai plus..

2 mars 2007

ah bah oui, mais bon.


Au son d'une onde sonore, je me laisse a éparpiller quelques bribes de pensées sur mon cahier. Quand me vient une idée fort excentrique. J'ai laissé tomber mes sapes et me voila nu comme ... un pot de fleur sans cache pot.

censure oblige vous n'aurez qu'a imaginer une chaussette a l'endroit fatidique. Pas le temps de vous décrire un habit d'adan a deux heure du mat' et surtout la flemme. Bref, je m'égare. Ne me regardez pas comme ça, ce que je fais a cet heure ci ne regarde que moi.

Revenons a nos moutons.
Ce soir je ne vous parlerai pas des prochaines élections françaises. Déjà parce que je n'habite pas la France mais surtout parce qu'on est pas la pour discuter de ce qu'on entend déjà partout. Sortons un peu de l'ordinaire. Allez, tous a poil. Plus vite que ça. C'est de la pur impro pour combler le manque d'inspiration de mes collègues, alors soyez indulgents avec ma personne. Nu devant vous, C'est tellement mieux.

A quoi je pense, a une heure aussi tardive, derrière mes fenêtres donnant sur la ville. Pas grand chose, je laisse mon esprit perturbé vagabonder le long des formes tumultueuses de la vie.

Qui n'a jamais rêvé d'une vie pleine d'animation, sans aucun manque, avec une femme ou un homme, qui vous correspondrait a la lettre, d'un job a mi temps aussi bien payé qu'un salaire de fonctionnaire et de temps libre a plus savoir quoi faire.

Justement, a quoi rêvent les gens lorsque nous sommes toujours éveillé tard la nuit.
Est-ce qu'ils rêvent de passer un soir avec une star de cinéma ou encore de braquer la poste.
Quand certains rêvent de prendre la mer et d'autres de monter plus haut que le ciel.

Dans une chambre au sixième, je peux encore les voir, les rêves qui vous imprègnent. Parfois vous me fatiguez avec vos rêves sans fin, vous m'empêchez de dormir, vous faites trop de bruit.
Toujours aussi nu qu'il y a 10 minutes je me met a danser au milieu de ce que vous autres appelez, les rêves interdits. La liberté, l'amour, l'enfance, l'utopie.

Les gens pensent que le matin venu, les rêves s'envolent mais nous savons tous très bien que la nuit tombée ils vous reviennent comme un boomerang. Ou je veux en venir?

Arrêtez de rêver et passez a l'attaque. Qu'est ce que ça vous coûtera? Rien. Ou du moins pas grand chose. De quoi avez vous peur? D'échouer? Malheureusement, si vous ne tentez rien, ils n'auront même pas l'occasion d'échouer.

Merde, vous m'emmerdez avec vos "si j'avais osé" et vos "peut être que si". Les rêves c'est comme les souhaits, c'est fait pour s'exaucer. Je suis un peu trop optimiste sur ce coup la?
C'est sûrement bien mieux de faire comme si ces même rêves n'existaient pas.

Sur ce, mon lit m'appelle. Demain comme tout les autres jours, je me lèverai nu et je donnerai a ma voisine le spectacle qu'elle attend tout les matins depuis prés de vingt ans. On ne change pas une équipe qui gagne.

Je suis fou et alors?
Si les gens vivaient leurs vies comme ils l'entendent, vous en verriez plus des gens nus le matin par vos fenêtres.

ps : pour pas vous choquer, jvous met des chats. J'avais pensé prendre une photo de moi nu derrière mes fenêtres mais c'était pas préférable pour personne.

1 mars 2007

True Fiction.


Aujourd'hui c'est jour de fête dans le cartier, tout le monde est déguisé. Cette fête n'a pas baigné mon enfance, là d'où je venais, il n'y avait pas de place ni de moyens pour ce genre d'extravagance sous le cagnard. Je suis sorti seul, insouciant. Après tout c'était un jour a sourire.

Je me mélange a la foule, je ris devant certains déguisement, il y a de la musique un peu trop forte. Je m'engage sur l'avenue Léopold en suivant les chars colorés, pour la première fois depuis un moment, je me permet un peu de folie. Je croise des amis, nous nous faisons la bise avant de nous séparer un moment. Le temps de me retourner, je sentis quelqu'un me frôler avant de m'écrouler sur le sol, face contre terre. La musique se déforme, mon dos me brûle et le long de mes hanches, je sens quelque chose couler. Qu'est-ce? Je ne peux pas me relever. Mon dieu, la douleur devient de plus en plus aiguë, et les gens autour de moi ne font que jeter des regards furtifs avant de prendre la fuite.

Je pense, je me met a penser a une tonne de chose. Cela faisait quatre ans que j'habitais dans le quartier. Quatre ans que j'habitais la Belgique. Inconsciemment je continuais a regarder les déguisements autour de moi, allongé sur le sol. La fatigue prit le pas et doucement mes yeux se fermèrent.

Monde sans pitié, je n'aurai pas pu y échapper. Je n'ai plus a penser a mes études maintenant, elles sont déjà loin, comme tout le reste d'ailleurs.

Je m'appelais Yannick, 17 ans, étudiant.
Je suis mort un jour de fête, un jour ou tout devait bien se passer.

"L'arme utilisée pour poignarder mortellement Yannick Amba-Bongelo, un jeune homme de 17 ans, mardi soir lors du carnaval de Binche, a été retrouvée mercredi après-midi. Le mobile du crime reste inconnu. Les auteurs sont toujours en fuite et n'ont pas été identifiés." source

Dors bien Yannick ...



Je ne m'avancerai sur rien concernant les fondements de se crime qui malheureusement n'est pas le premier d'une série en progression. Il semblerait que poignarder les gens soit devenu une forme de mode. J'ai un peu honte de mon pays lorsque je vois le nombre d'agressions mortelles depuis quelques mois. Je suppose qu'on y peut rien, si les gens deviennent fou. Quel plaisir peut on ressentir a poignarder quelqu'un dans le dos, dites moi?

Quel forme de satisfaction peut on ressentir en autant la vie a quelqu'un qui ne vous connaît peut être même pas?

J'aimerai comprendre pourquoi notre monde s'égare si loin.